Comment HTML 5 va changer la donne ?

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Depuis l’avènement du Web, il n’y a eu que peu de changements radicaux. Nous sommes partis de simples pages HTML codées en “dur”, puis nous avons eu les contenus dynamiques grâce au cumul de PHP et MySQL, et plus d’interactivité avec Javascript. Le mélange des trois technologies a abouti à Ajax, pour des pages plus réactives encore. Les feuilles de style permettent de faire évoluer le design d’un site plus simplement, et les flux RSS nous gardent informés des nouveaux contenus. Au regard des ans, le Web avance à un train de sénateur, comparé aux autres branches de l’informatique.

L’organisme qui régule les standards du web, le consortium W3C, s’est d’ailleurs vu remis en question précisément pour son inertie, poussant les développeurs de navigateurs à s’allier pour créer le WHATWG, dont les travaux ont d’ailleurs servi de base de travail pour HTML 5, en chantier depuis maintenant plus de cinq ans. Il faut dire qu’il n’est pas aisé d’effectuer une transition technologique dans le domaine des standards du web : la multitude de machines susceptibles de consulter une page web, mais également les capacités des systèmes d’exploitation ou encore la mise à jour des divers navigateurs n’y aident certainement pas.

: : :  Des contraintes gênantes

Et il faut bien dire que ça s’en ressent : aujourd’hui encore les sites internet les plus avancés sont toujours faits de bric et de broc… de faux éléments d’interface bâtis à l’aide de tableaux qui sont susceptibles à la fois d’être interactifs et d’être sélectionnés comme le serait du texte. Les sites qui permettent de faire du traitement de données ne collaborent pas entre eux, un simple copier-coller de texte enrichi peut virer au casse-tête. Des problématiques qui semblent dater de la préhistoire de l’informatique, mais qui font pourtant encore notre quotidien.

À chaque instant, les concepteurs doivent faire preuve d’ingéniosité pour se libérer des contraintes hiératiques du format HTML. Certes, il a vite été possible d’ajouter des contenus différents aux pages web à l’aide des plug-ins, mais ceux-ci ont apporté leur lot de problématiques : formats propriétaires, téléchargement et installation parfois compliqués, incompatibilité avec certaines configurations, etc. Moralité, toutes ces embuches ajoutent une nouvelle fracture numérique : pour ne pas être un internaute de seconde zone, il faut maîtriser nombre de techniques qui devraient pourtant nous être inconnues, ne serait-ce que pour ajouter une simple image sur une réaction dans un forum. Bref, autant de contradictions avec la vocation universaliste du Web. Alors qu’on parle de plus en plus d’applications web, celles-ci souffrent mal la comparaison avec de véritables applications offline, incommensurablement plus souples et d’accès plus aisé.

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